Parcellaire
Un terroir fragmenté.
Une reconquête patiente.
Reconstituer, parcelle après parcelle, la cohérence du domaine d'origine, sur les granites roses qui font les grands crus du Beaujolais.
01 Vue d'ensemble
Le Domaine Hauger Fargeaud exploite aujourd'hui environ une quinzaine de parcelles, pour une surface totale de 13,7 hectares. Certaines d'entre elles faisaient autrefois partie du Château des Labourons, leur réintégration s'appuie sur des traces historiques, des revendications d'appellation anciennes et des analyses de sol conduites sur l'ensemble du parcellaire.
L'objectif, à terme : reconstituer, parcelle après parcelle, la cohérence du domaine d'origine.
02 Les lieux-dits
Les Labourons
Les Labourons, c'est le point haut. Situé à environ 400 mètres d'altitude, ce lieu-dit est l'un des plus élevés de l'appellation Fleurie. Les anciens disaient autrefois « là-haut, ça mûrit pas » et ils n'avaient pas tout à fait tort, à une époque où les saisons étaient différentes.
Aujourd'hui, cette altitude est une force. Face au réchauffement climatique, les hautes parcelles subissent moins la chaleur et la sécheresse. Les vins en gardent la fraîcheur, l'équilibre, la structure. Ils sont d'aplomb naturellement, sans avoir besoin d'être corrigés.
Des traces historiques de revendication du lieu-dit Labourons sous l'ancienne appellation témoignent d'une reconnaissance ancienne de ce terroir. On n'a pas inventé sa singularité, elle a toujours été là.
Poncié
Poncié est l'un des lieux-dits les plus emblématiques de Fleurie. Des revendications de vinification spécifique à ce lieu y sont attestées depuis très longtemps, bien avant que la notion de cuvée parcellaire devienne courante.
Les sols y sont plus profonds, la roche bien présente. Les maturités sont régulières, les rendements maîtrisés. Les vins portent la marque d'une minéralité franche et d'une belle densité de fruit.
La Tonne
Voisin de Poncié, La Tonne présente un profil proche mais distinct. Sols riches, maturité généreuse, les vins sont plus enveloppants, avec une structure aromatique expressive et une belle aptitude à la garde.
03 Les sols
L'ensemble du parcellaire repose sur des granites roses, socle géologique des grands crus du Beaujolais. Des analyses de sol ont été conduites sur toutes les parcelles.
Le Beaujolais est l'une des régions viticoles françaises les mieux cartographiées en termes de types de sol : granites roses, granites sableux, granites liés au manganèse. Ces différences, même subtiles, se lisent dans les vins.
04 Les vignes & replantations
L'âge de nos vignes
L'âge moyen des vignes est de 35 à 40 ans. Les plus jeunes ont une dizaine d'années. Les plus anciennes, sur Moulin-à-Vent, ont été plantées en 1944.
Ces vieilles vignes sont un patrimoine précieux. Elles donnent peu, mais elles donnent juste.
Un long cycle de replantation est en cours. Des chenins ont été plantés, environ un hectare et demi de blanc. Certaines très vieilles parcelles devenues peu productives seront arrachées puis replantées dans les prochaines années.
Sur les dix prochaines années, le domaine aura un roulement régulier d'arrachage-replantation. Une vision longue, cohérente avec l'idée que le vin se construit sur du temps.
À horizon quatre ans, des Moulin-à-Vent entreront dans la gamme. Ces vignes sont un peu particulières : elles appartenaient au grand-père de M. Hauger. Un retour aux sources, au sens propre.
05 L'approche parcellaire
La cuvée parcellaire est au cœur de notre vision.
Même lorsque les sols semblent proches, l'altitude, l'orientation, la profondeur des terres et le microclimat créent des profils différents, parfois radicalement. Chaque parcelle a sa propre logique, ses propres dates de maturité, son propre caractère.
Le travail s'adapte au cas par cas. Certaines zones se salissent vite, l'herbe revient facilement, il faut intervenir différemment. D'autres demandent plus de patience, moins de passages. On observe, on ajuste, au jour le jour.
Revendiquer un lieu-dit, c'est honorer la singularité d'un endroit. C'est la réflexion permanente du domaine.